Le projet LIFE DOMBES est un projet multi-objectifs pour allier services associés aux étangs et conservation de la biodiversité sur le territoire de la Dombes.
Ce projet vise en premier lieu la préservation d’espèces et la restauration et d’habitats naturels, rares et menacés, inféodés aux étangs de la Dombes (Ain, France).
Le projet vient de commencer en 2026 et s’étend sur 82 mois, jusqu’à fin 2032.

Financeurs : Europe (67%), Département de l’Ain (13.8%) Ministère en charge de l’Ecologie (8.6%), Région Auvergne Rhône-Alpes (1.5%) autofinancement des partenaires (9.1%) pour un budget total de 12.2 millions d’euros
Les étangs de la Dombes sont reconnus pour proposer de nombreuses contributions aux populations. Avec 1000 tonnes de poissons produites chaque année, la Dombes est la première zone de production piscicole de l’Europe de l’Ouest. La Dombes est aussi un territoire de chasse reconnu. Il constitue aussi un sanctuaire pour de très nombreuses espèces d’oiseaux. Cette biodiversité est également remarquable pour d’autres groupes d’organismes vivants : amphibiens, insectes, végétation aquatique. La multifonctionnalité des étangs ainsi dressée est donc très importante pour l’Homme, mais en même temps très fragile.
Le projet LIFE DOMBES est un projet multi-objectifs pour allier services associés aux étangs et conservation de la biodiversité sur le territoire de la Dombes.
Ce projet vise en premier lieu la préservation d’espèces et la restauration et d’habitats naturels, rares et menacés, inféodés aux étangs de la Dombes (Ain, France). Les espèces d’intérêt européen concernées sont : le Fuligule milouin, le Héron pourpré, le Blongios nain, la Guifette moustac, la Leucorrhine à gros thorax. La présence de ces espèces est liée à l’existence de végétations très particulières telles que les roselières, les vasières exondées et les végétations aquatiques.
Ces termes de naturalistes traduisent le fait que la Dombes a une responsabilité particulière aux échelles nationale et européenne pour conserver une biodiversité exceptionnelle.
Cette conservation par la restauration de milieux est fortement liée à des contraintes et leviers que le projet propose aussi de travailler : les variations de la ressource en eau au cours du temps, les espèces invasives, les pratiques de gestion des étangs.
Objectifs du projet
Le programme d’actions s’organise en agissant via 3 axes majeurs, dont les mises en œuvre sont coordonnées :
- le bilan hydrique et l’analyse de vulnérabilité des chaînes d’étangs vis-à-vis de la ressource en eau,
- le développement de travaux de restauration des habitats naturels sur les sites présentant un fort potentiel,
- une lutte coordonnée contre les espèces exotiques envahissantes (EEE).
Le projet permet donc de renforcer la conservation de la biodiversité, tout en mettant en œuvre des actions ciblées visant à réduire les contraintes que subissent les propriétaires et gestionnaires d’étangs.
Un projet fondateur pour renforcer la multifonctionnalité des paysages d’étangs, avec mon territoire de cœur comme zone d’étude
Matériels et méthodes
Les trois objectifs du projet sont basés sur les méthodologies suivantes.
En ce qui concerne le bilan hydrique, un travail de modélisation sera appliqué à 23 principales chaines d’étangs de la Dombes (50% des étangs de la zone). A partir de données météorologiques, d’une analyse spatiale par chaine d’étangs via données satellites et utilisation d’un système d’informations géographiques (SIG), cette modélisation donnera lieu à des bilans en eau par chaine et permettra d’établir des scénarios d’adaptation au changement climatique. Ces scénarios seront discutés avec les propriétaires et gestionnaires pour co-construire des modalités de gestion durable de l’eau dans un cadre de changement climatique.
Les travaux de restauration visent à entreprendre des travaux sur 190 étangs de la Dombes pour restaurer des habitats d’intérêt. Ces travaux pourront prendre la forme de reprofilage des étangs sur les zones de bordures, de création d’exclos/témoins pour protéger la végétation contre les prédateurs, de restauration physique de certaines digues trop érodées. Les impacts de la restauration seront suivis via l’étude des dynamiques des populations de la flore (végétation aquatique et roselières) et de la faune (oiseaux, amphibiens, libellules).
La lutte contre les EEE (Espèces Exotiques Envahissantes), avec comme priorités l’intensification du piégeage du ragondin (recrutement de piégeurs et analyse annuel du bilan des piégeages) ou la réduction des zones touchées par les jussies (travail de restauration d’étangs si prolifération de jussies)
Équipe projet ISARA
Laboratoire Agroécologie et Environnement, équipe Écologie Aquatique
Partenaires
Communauté de Communes de la Dombes (CCD, coordonnateur), Association de Promotion des Poissons d’Etangs de la Dombes (APPED), Syndicat Mixte Veyle Vivante (SMVV), Syndicat des Rivières Dombes Chalaronne Bords de Saône (SRDCBS), Conservatoire des Espaces Naturels Rhône-Alpes (CEN-RA), Ligue de Protection des Oiseaux Auvergne Rhône-Alpes (LPO AURA).








